Consulter - Articles Decrypt - Connexion - S'inscrire - Contact

audit conseil en gestion entreprise

 

 

 

Hollande aux commandes : une com' incertaine

   

Tout chef d'entreprise sait que la communication est, de nos jours, le moyen imposé pour être connu, reconnu et établir l'image de l'entreprise. Il en est de même pour les particuliers qui, plus cruellement dans leurs relations sentimentales lors de rencontres nouvelles où, ne sachant comment se comporter ou que dire, voient l'échange se terminer en fiasco. Ce qui les amène à s'inscrire dans des clubs de rencontre sans avoir pour autant résolu les causes bloquants leur relationnel sentimental. La démarche vers des coachs de vie serait plus adaptée pour leur permettre de solutionner ces échecs et réussir dans leur vie affective.

En politique, la communication n'est pas en reste, loin s'en faut. Il peut même être dit que les premiers communicants sont les hommes et femmes politiques de tout bord. A tel point que chacun a conscience qu'il devient une nécessité de faire le buzz, donc à faire des annonces et contre annonces, tenir des propos qui seront repris par les médias...allo...

François Hollande nous a gratifiés d'une soirée télévisée suivie par quelques 7.5 millions de téléspectateurs et des twittistes chevronnés (record battu en nombre d'impressions tweets : ~154.000.000).
Les réponses données sur les diverses problématiques et solutions d'économie proposées n'ayant point convaincu avant l'émission, elles n'ont pas été plus convainquantes pendant ni après (cf. les sondages demeurés stationnaires).
Au fil de ce rendez-vous télévisuel, une sensation de malaise se dégageait de François Hollande. Pourquoi ce malaise ? Tout simplement parce qu'il a tenté d'emprunter un costume qui n'est pas le sien. Il a parlé à la première personne "Je", essayant de montrer qu'il est le Chef, celui qui dirige, qui prend les actions et commande. C'est à peu près tout le contraire de ce qu'il est. François Hollande est plus à l'aise dans le consensuel, dans l'attaque sur l'adversaire qui nécessairement doit porter la faute de la situation.
Sa démarche habituelle s'inscrit plus dans le "nous", l'autre que dans le "je". Un double jeu qui ne lui réussit pas.
Mal à l'aise dans ses réponses, des hésitations nettement perceptibles dans la recherche et l'usage de mots inexacts, contenance et posture manquant d'assurance, le "Je" commandeur ne se reflétait pas dans la posture prise.
En observation, l'image véhiculée ressemble plus à celle d'un résistant, courbant le dos devant l'ennemi (les difficultés) contre lequel il a mis quelques moyens dont il ne sait pas, lui-même, si ceux-ci seront suffisants à remédier aux devenirs en cause.
François Hollande est un énarque, un administratif. Le principe d'un administratif ne s'inscrit pas dans l'innovation de solutions mais dans le remploi des recettes (anciennes et nouvelles) sur des socles quasi identique. Par exemple la BPI n'est pas une innovation, il s'agit d'un regroupement de structures existantes. Il en est de même de la Loi Duflot remplaçant la loi Scellier, mais avec des avantages moindres.
Faut-il penser que l'émission télévisée avait pour objectif de rassurer uniquement ses propres électeurs dont les urnes électorales ont commencé à sanctionner les députés et tenter de limiter la casse pour les élections municipales de 2014 ?
Est-ce pour remobiliser sa majorité à l'Assemblée Nationale dont les manifestations de désaccords sont un peu plus lisibles à défaut d'être plus visibles ? Un avertissement aux ministres du Gouvernement dont les couacs à répétition affichent les discordances au lieu de présenter une cohérence et un front uni ?
Au final, c'est à se demander quel était le réel message de François Hollande, peut-être tout...sauf convaincre sur sa politique.

Retour sommaire articles

 

 

 

 

 

 

 

Audit
Conseil en gestion
Offshore informations

Rédacteur dossiers
Informations administratives
Ecrire un courrier

Décrypt’news
Contact
Proposer vos services
Liens partenaires
CGUV
Qui sommes-nous